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Drawing with graphite pencil
paper 224 g/m2
White wooden frame, glass
31 19/64 x 23 27/64 in.
32 3/32 x 24 7/32 in. framed
Dessin à la mine de graphite
papier 224 g/m2
Encadrement bois blanc, verre
79,5 x 59,5 cm
81,5 x 61,5 cm encadré
2013

The Cherubim

This infernal or sublunar cherubim, an angel traditionally represented in the form of a chubby, winged baby, is here the bearer or begetter of monstrous creatures, some of which were inspired by Matthias Grünewald and his famous Isenheim altarpiece on the theme of Saint Anthony. Representing this messenger of God, here bringing tidings of desolation and catastrophe, this drawing is part of Jean Bedez’s work on the apocalypse theme. According to Genesis 3:24, it is a cherubim that guards the tree of life with a “flaming sword” when God casts out Adam and Eve from the Garden of Eden. “Already night with its shadowy cone had measured half its path to the highest reach of that vast, sublunar vault, and the cherubim came out from their ivory door at the usual hour, armed for their nocturnal watch in their war apparel.” François René de Chateaubriand, Œuvres complètes, vol. 5, p. 240

Le Chérubin

Ce chérubin infernal ou sublunaire, ange représenté traditionnellement sous la forme d’un bébé potelé et ailé, porte ou enfante ici des créatures monstrueuses dont certaines sont inspirées par Matthias Grünewald et son fameux retable d’Issenheim consacré à Saint Antoine. En figurant ce messager de Dieu, annonçant ici la désolation et la catastrophe, ce dessin s’inscrit dans le travail mené par Jean Bedez autour du thème de l’apocalypse. D’après le livre de la Genèse 3:24, ce sont des chérubins qui gardent l’arbre de vie avec « la flamme du glaive fulgurant » après que Dieu a chassé Adam et Ève du jardin d’Éden. « Déjà la nuit de son cône ténébreux avoit mesuré la moitié de sa course vers le plus haut de cette vaste voûte sublunaire ; et les chérubins sortant de leur porte d’ivoire à l’heure accoutumée, étoient armés pour leurs veilles nocturnes dans une tenue de guerre. » œuvres complètes, vol. 5 François René de Chateaubriand p. 240