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Drawing with graphite pencil,
paper 224 g/m2
White wooden frame, Plexiglass
55 1/8 x 83 1/8 in.
57 1/2 x 85 3/8 in. framed
Dessin à la mine de graphite,
papier Canson 224 g/m2
Encadrement bois blanc, Plexiglas
140 x 211 cm
146 x 217 cm encadré
2014

So I looked, and behold, a pale horse. And the name of him who sat on it was Death, and Hades followed with him. And power was given to them over a fourth of the earth, to kill with sword, with hunger, with death, and by the beasts of the earth.

The opening of the fourth seal sees the coming of the fourth horseman, and seals humanity’s fate. Bringing a host of scourges, his mortal attributes are cited in the signature of the drawing, in which the scythe wrapped in a banner is inspired by a famous American film production and distribution company. The roaring lion of the logo has been replaced by the artist’s initials but the original motto, Ars Gratia Artis, remains.
This pale horse lies on its side in the choir of a cathedral, Notre-Dame de l’Assomption in Rouen. Jean Bedez chose it for the violent, chequered history that has seen it ravaged by hurricane and lightning, and bombed (in 1944), but also deconsecrated during the Revolution and made into a Temple of Reason (late 18th century). In the foreground, the humanist globe embodies the universality of knowledge that transcends death (recalling its role as Temple of Reason), but it also symbolises divine omnipotence.
The themes of the scourges and mass death are symbolised here by a reproduction, to the right of the choir, of a painting made by François Arnaud for the second monastery of the Visitation in Marseille in 1721. It shows Purgatory and, in the skies above it, the Virgin Mary and the saints interceding with God and Christ for the souls below.
The horse here has been sacrificed, like Christ (their heads are aligned). The six candelabras mark out a path of light towards the redeeming Messiah.

Et voici, parut un cheval d’une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre.

L’ouverture du quatrième sceau scelle l’arrivée du dernier des quatre cavaliers et avec lui, le sort des hommes. Porteur de différents fléaux, ses attributs mortels sont cités dans la signature du dessin avec une faux enserrée dans une bannière inspirée d’une célèbre société américaine de production et de distribution cinématographique. Le lion rugissant du logo a laissé place aux initiales de l’artiste mais la devise originale « Ars Gratia Artis » demeure. Le cheval dont on devine la teinte pâle gît ici sur son flanc dans le choeur d’une cathédrale. Jean Bedez a choisi comme cadre de cette dramaturgie finale, la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Rouen qui a subi à travers son histoire toutes sortes d’attaques et de destructions : ouragan, foudre jusqu’au bombardement de 1944. Elle fut également déconsacrée pour devenir temple de la raison au xviiie siècle pendant la révolution. Le globe, attribut humaniste représenté au premier plan incarne l’universalité du savoir qui transcende la mort rappelant ainsi cette nouvelle consécration, mais il est aussi le symbole de l’omnipotence divine. Les thèmes du fléau et de la mort massive sont ici symbolisés par la reproduction à droite du choeur, d’une représentation du peintre François Arnaud réalisée pour le second monastère de la Visitation de Marseille en mémoire de la grande peste de Marseille de 1721. Elle propose une représentation du purgatoire et des cieux où la Vierge et les saints intercèdent auprès de Dieu et du Christ. Le cheval apparaît ici sacrifié à l’image du christ en croix dont la tête est alignée avec la sienne. Les chandeliers au nombre de six forment un chemin de lumière remontant vers le messie rédempteur.