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Drawing with graphite pencil,
paper 224 g/m2
White wooden frame, Plexiglass
53 7/8 x 104 3/4 in.
56 1/4 x 107 1/8 in. framed
Dessin à la mine de graphite,
papier Canson 224 g/m2
Encadrement bois blanc, Plexiglas
137 x 266 cm
143 x 272 cm encadré
2010

Le Cénacle

In Le Cénacle Jean Bedez revisits a monument of art history, a genuine turning point in the history of religious iconography: The Last Supper. Reflecting the humanist values of the day, the human figure is, implicitly, the central subject of this painting. This is reflected in the great detail and care in Leonardo da Vinci’s portrayal of Christ and the apostle’s expressions – showing the “movements of their soul.” In Bedez’s version, these disappear behind a white halo.
But we find the same carefully rendered perspective, and even a kind of radiographic treatment of the original, recreating the sfumato of the original through successive layers of graphite. But just as he recreates details lost to successive restorations and the effects of time, Bedez also blurs the image, pushing the sfumato technique to extremes and erasing the faces, making is impossible to focus on the human face.
The artist thus calls into question the centrality of man on which the humanist vision was based, and also the political dimension of this kind of representation: the crests of the patrons have also disappeared from his drawing.

Jean Bedez avec Le Cénacle revisite un monument de l’histoire de l’art, véritable tournant dans l’histoire des représentations de sujets religieux. Conformément aux valeurs humanistes de l’époque, la figure humaine est en creux le sujet central du tableau. Cela se traduit chez Leonardo De Vinci par une grande attention portée au rendu des visages et expressions du Christ et des apôtres, « aux mouvements de l’âme », qui disparaissent chez Jean Bedez derrière une auréole blanche. L’on retrouve chez lui, le même soin apporté au rendu de la perspective et il semble nous proposer ici une véritable radiographie de l’original allant jusqu’à rendre le fameux sfumato de Vinci à travers la superposition de couches de graphites. Mais tout en ressuscitant des détails que les restaurations successives du tableau et le temps avaient fait disparaître, il se livre à un exercice de brouillage. L’artiste pousse au bout la technique du sfumato en effaçant les visages, empêchant toute focalisation sur la figure humaine. L’artiste remet ainsi en cause l’affirmation de la place centrale de l’homme voulue par le courant humaniste et par là la dimension politique attachée à ce type de représentation : les blasons des commanditaires ont eux aussi disparu dans le dessin.