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Drawing with graphite pencil,
paper 224 g/m2
White wooden frame, glass
11 3/4 x 11 3/4 in. each
20 1/4 x 20 1/4 in. framed
Dessin à la mine de graphite,
papier Canson 224 g/m2
Encadrement bois blanc, verre
30 x 30 cm chaque
51,5 x 51,5 cm encadré
2014

L’Art du combat

L’Art du combat (2014), grave of mien and intent, two men face each other across a table from which comes a vaporous light. A heavy atmosphere weighs on this enigmatic scene placed between immaculate whiteness and deep blacks. Reprising the title of a book by the famous chess player David Bronstein1, in this work Jean Bedez revisits three photographs of a historic moment, in 1972, when, after more than twenty years of cold war standoff between East and West, the American defeated the Russian Boris Spassky, then holder of the title, to become world chess champion. As a game of fatal strategies, implying the sacrifice of numerous pieces by both sides, in which time and the management of time are the equivalents of a programmed execution, chess here was an allegory of the ruthless logic behind any power struggle.

L’Art du combat

L’Art du combat (2014), soit deux hommes se faisant face autour d’une table d’où émane une lumière vaporeuse, l’air grave et concentré. Une lourde atmosphère pèse sur cette scène énigmatique, entre blancheur immaculée et noirs profonds. Reprenant le titre d’un ouvrage du célèbre joueur d’échecs David Bronstein1, Jean Bedez interprète ici au graphite trois photographies d’un moment historique. En 1972, alors que la guerre froide oppose depuis plus de vingt ans les blocs de l’Ouest et de l’Est, l’Américain Bobby Fischer remporte le titre de champion du monde d’échecs face au Russe Boris Spassky, précédent tenant du titre. Jeu de stratégies fatales, impliquant de part et d’autre le sacrifice d’un nombre important de pièces, où le temps et sa gestion sont les équivalents d’une exécution programmée, les échecs se font ici allégorie d’impitoyables luttes de pouvoir.