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Drawing with graphite pencil,
paper 224 g/m2
White wooden frame, Plexiglass
59 x 39 3/8 in.
61 3/8 x 41 3/4 in. framed
Dessin à la mine de graphite,
papier Canson 224 g/m2
Encadrement bois blanc, Plexiglas
150 x 100 cm
156 x 106 cm encadré
2013

City of God

This drawing of ruined architecture is a contemporary vanity in stone and metal, a modern take on the memento mori theme. It consists of an industrial warehouse giving onto the interior of a recomposed Baroque church.
Combining several different periods and aspects of history, it symbolises the collapse of two powers on the world stage: the religious and the economic. These buildings of stone and steel could not withstand human or natural disaster. In the centre of the drawing we can see what remains of a theatre stage linking these two spaces, a pool of standing water that will corrode the building (traditionally, in this kind of presentation, still water is a symbol of death and destruction, in opposition to the fecund, creative earth). Through this dehumanised architecture the artist is offering an implicit portrait of our age, when what we thought solid and indestructible is fading, crumbling and shrinking. The power of the church has long been on the wane and that of the economy, as constructed over the last few centuries (to the detriment of the former) has been violently shaken over the last decade. The model is in crisis, as was the political union of the religious and the economic in the past. Form, whether of stone or metal, is perishable, and this reminds us of our human condition.

Cité de dieu

Ce dessin d’architectures en ruines est une vanité minérale contemporaine reprenant le thème du « memento mori ». Il s’agit ici d’une église baroque recomposée sur laquelle s’ouvre un entrepôt industriel. Cet édifice entre plusieurs époques et histoires, symbolise l’effondrement de deux puissances sur la scène du monde : celle du religieux et celle de l’économie. Ces édifices en ruines de pierre et d’acier n’ont pas résisté à une catastrophe humaine ou naturelle. L’on peut voir au centre du dessin ce qu’il reste d’une scène de théâtre qui relie ces deux espaces, une étendue d’eau stagnante appelée à corroder l’édifice : traditionnellement l’eau immobile dans ce type de représentation est un symbole mortifère et de destruction opposée à la terre féconde et créatrice. Par le biais de cette architecture déshumanisée, l’artiste dresse un portrait en creux de notre époque où ce qu’on croyait solide et indestructible, s’étiole, s’effrite, s’amoindrit. Le pouvoir de l’église depuis longtemps recule et celui de l’économie tel que l’homme l’a édifié ces derniers siècles (aux dépens du premier), a été violemment remis en cause au cours de la dernière décennie, ce modèle est mis en crise tout comme l’union politique du religieux et de l’économique par le passé. La forme est périssable qu’elle soit pierre ou métal et cela nous ramène à notre condition humaine.