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Drawing with graphite pencil,
paper 224 g/m2
White wooden frame, Plexiglass
55 1/8 x 83 1/8 in.
57 1/2 x 85 3/8 in. framed
Dessin à la mine de graphite,
papier Canson 224 g/m2
Encadrement bois blanc, Plexiglas
140 x 211 cm
146 x 217 cm encadré
2012

Another horse, fiery red, went out. And it was granted to the one who sat on it to take peace from the earth, and that people should kill one another: and there was given to him a great sword.

The opening of the second seal in the vision of Saint John is accompanied by the appearance of a rider with a fiery red mount who causes war, which in turn engenders famine and sickness. This is the civil war that follows the war of conquest embodied by the first horseman, as suggested by the text in the Book of Revelation evoking the loss of peace on earth as men turn on and kill one another.
The horse is represented here with a harness on, lying on its side on the parquet of a bourgeois apartment with refined furniture and gutted facades affording a view of a city destroyed by recent fire.
Jean Bedez has chosen to locate this representation in a town of the Middle East, and more specifically in Libya , a land constantly torn apart by civil war since the death of its dictator. The game of chess shown in the drawing recalls the political endgames of the powerful, who drive their people to mutual destruction. The attributes of the horseman are found elsewhere in the drawing: for example, the two sabres that appear in the artist’s signature refer to the great sword seen in the vision. The actual sword here is the one worn by Napoleon at Austerlitz. It is a historical symbol of a battle associated, even today, with exemplary military strategy and communication.

Alors surgit un autre cheval, rouge-feu ; celui qui le montait, on lui donna de bannir la paix hors de la terre, et de faire que l’on s’entrégorgeât ; on lui donna une grande épée.

L’ouverture du second sceau dans la vision de Saint Jean est accompagnée de l’apparition d’un cavalier à la monture rouge-feu provoquant la guerre qui engendrera elle-même la famine et la maladie. Il s’agit de la guerre civile à la suite de la guerre de conquête incarnée par le premier cavalier, comme le suggère le texte du livre de Jean qui évoque le bannissement de la paix sur terre avec des hommes qui s’entretuent. Le cheval est ici représenté harnaché, couché sur son flanc sur le parquet d’ un appartement bourgeois au mobilier raffiné où la façade éventrée laisse apparaître une ville détruite par des bombardements récents. Jean Bedez a choisi de situer cette représentation dans une ville du Moyen-Orient, plus précisément en Libye faisant référence à la guerre civile qui déchire toujours le pays après la mort de son dictateur. Le jeu d’échec présent dans le dessin renvoie au jeu politique des puissants qui pousse des peuples à se déchirer. On retrouve les attributs du cavalier dans certains éléments du dessin comme la signature de l’artiste où sont représentés deux sabres en référence à la grande épée décrite dans l’apparition. C’est l’épée d’Austerlitz de Napoléon qui est figurée ici, symbole historique d’une bacherubintaille incarnant encore aujourd’hui un modèle en matière de stratégie et de communication militaire.